Mes Expéditions Polaires

 Spitzberg - 2001
 Nunavut / Terre de Baffin - 2002
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Le dépassement de soidepassement_de_soi.htmlshapeimage_3_link_0
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Mes Expéditions d’Altitude

 Kilimanjaro - 2003
 Mc Kinley - 2003
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  1. Températures clémentes pour la région : de -30 à -10°C

  2. 210 km parcourus à pieds et à ski en 15 jours,

  3. Position : de : ~ 67°26’N;63°58W à ~ 66°23’N;65°28’W

  4. avec un pulka d'une trentaine de kilos pour une traversée en autonomie complète.


Pour vivre au jour le jour l'avancée de cette expédition réalisée en 2002, visiter la page de son accompagnateur :


Christian Reymond

Mes Rectificatifs au compte - rendu de Christian


Ce decriptif est herbergé sur le site de l'agence Grand Nord Grand Large (GNGL) qui commercialise cette expé. Ce genre d'expé est bien evidemment soumis à bon nombre d'aléas. Mais la logistique, gérée au chaud depuis Paris et pour laquelle GNGL est rétribué, se doit d'être sérieuse.


Tout n'a pas été parfait, mais cela peut arriver.


Ce qui est intolérable pour une agence qui se veut le spécialiste du Grand Nord, organisateur des Nuits Polaires, c'est le manque de transparence et d'objectivité.


Voici les rectificatifs qui s'imposent :


  1. jeudi 4 avril : le groupe a été scindé en deux, faute de disponibilité dans l'avion devant nous acheminer à Qikiqtarjuak, ce dont l'accompagnateur (Christian) n'avait pas été informé.

Panique à l'aéroport quand il s'aperçoit que tout le monde ne prend pas le même vol, qu'il n'y a pas d'hôtel réservé pour passer la nuit en attendant le prochain vol, le lendemain matin.

Pas question de planter la tente car le matériel file vers Qikiqtarjuak.

Finalement, GNGL nous trouve depuis Paris un hôtel en catastrophe. Tout se finit bien et nous en profiterons de ce premier loupé pour visiter la ville, capitale administrative du Nunavut. Ses habitants sont fortement touchés par des problèmes bien modernes et occidentaux : alcoolisme, fort taux de Sida (prostitution), ...



  1. vendredi 5 avril : il faut traduire "petits soucis de réchauds" par " aucun des 3 réchauds MSR ne fonctionne correctement".


Ces réchauds sont pourtant très réputés dans le grand nord, alors ? GNGL a-t-il négligé son entretien depuis leur dernière utilisation (nettoyage, vérification,...) ?


Faute de temps à Paris, avant le départ, Christian n'avait pas pu vérifié le matériel... Il faut bien comprendre que le réchaud est l'outil vital pour ces expé en milieu polaire.  Pas de réchaud = pas d'eau, pas de nourriture, pas de vie !

En voulant régler un de ses réchauds, Christian brulera un de ses gants. Heureusement, il avait pris la précaution de faire cela en dehors de la tente mess. Si celle-ci avait brûlé, cela aurait sérieusement remis en question notre expé.


Voilà les petits soucis !


Christian oublie de parler des petits problèmes de fixation, chronique puisque j'ai eu les mêmes toujours avec GNGL au Spitzberg. La moitié des fixations de rechange est utilisé dès le premier jour. Nous avons en effet subi de nombreuses casses dès les premières centaines de mètres. Christian, lui, est le seul à utiliser un autre type de fixation...


  1. dimanche 7 avril : "Je cherche à éviter que tout le monde s'arrête quand il le veut, pour quitter sa veste. (...) Tout le monde commence à trouver son rythme, à être organisé." Oui, tout le monde, Christian, notre accompagnateur, 23 ans, y compris ! Il a remplacé au pied levé un accompagnateur GNGL défaillant.


C'est la première fois qu'il encadre ce genre d'expé, très différente des cours de ski de fond qu'il peut donner l'hiver. Par ailleurs, il est vrai que, avides de grands espaces, nous sommes aussi intenables que les moutons qu'il garde dans les alpages l'été. Seulement, pas de chiens pour faire de nous un troupeau. Vous comprenez donc mieux les commentaires de Christian pour le mardi 9 avril.


  1. samedi 13 avril : en effet quelqu'un du groupe a perdu un bidon d'essence. En fait, je suis le quelqu'un du groupe.

Mea Culpa. Je me suis rendu compte avoir perdu 1 des 2 bidons d'essence que je transportais. Bien évidemment, j'ai laissé Christian le chercher seul pendant qu'avec le reste du groupe on allait tranquillement monter le camp, avant de se prendre une bière et de se faire un ciné !!!! Ridicule.


Après que j’ai cherché en vain le bidon, Christian est revenu sur ses pas pour m'aider et l'a trouvé. Cette perte de bidon aurait pu être aussi dramatique que des réchauds ne fonctionnant pas, car pas de combustible = pas d'eau, pas de nourriture, pas de vie.

Seulement, nous avons ramené 2 bidons non utilisés avec nous à Pangnirtung, non utilisés...

Au delà de ces questions de logistique, il est heureux que Christian ait retrouvé le bidon pour de simples raisons d'environnement.


  1. lundi 15 avril : la personne un peu énervée dont la pulka ne fait que de se renverser, c'est encore moi ! Quel boulet direz-vous ! Coincidence ??? non !


Nos pulkas sont anormalement chargées pour leur forme et manquent donc de stabilité.


La raison ? GNGL avait indiqué dans la fiche technique que les participants pourraient laisser des affaires et les récupérer au retour avant de reprendre l'avion. Hors, cette fiche était totalement erronnée.

Les participants comptant sur cette facilité ont du transporter leurs affaires inutiles pendant les 15 jours. Résultat, toutes nos pulkas débordaient, la mienne à moitié remplie de matériel collectif : les 3 réchauds MSR hors service, l'encombrant réchaud Cooleman, la toile de la tente Mess, notre tente individuel, les 2 fameux bidons et mon matériel individuel.


Ma pulka, visiblement mal équilibrée, se renverse 2 fois dans les 300 premiers mètres (peut-on pour autant dire qu'elle ne fait que de se renverser ?).

Ce n'est pas parce qu'énervé que je retire mes surmoufles polaires pour refaire l'arrimage, mais simplement pour des raisons pratiques. En effet, essayer de faire/défaire des noeuds avec des gants et des surmoufles. Inutile de préciser que ce ne sont pas mes gants que je retire, mais mes surmoufles.

Il faudrait être inconscient pour laisser ses doigts nus, exposés aux effets conjugués du froid et du vent.

Mais rendons hommage à notre héros, Christian, qui a bravé la mort pour retrouver un gant. Car il s'agit bien de cela. Sans prendre aucune précaution, (sans s'assurer), il a risqué de passer entièrement dans l'eau puis sous la glace. Il a eu beaucoup de chance ce jour là et a fait preuve de beaucoup d'inconscience (ce qu'il reconnait par ailleurs), et tout ca pour un simple gant. Sachez que nous avons toujours des paires de rechange (gants, lunettes, bonnets, ...) pour pallier ce genre de problème.


Pour les tentes, c'est plus dur, car elles sont beaucoup plus lourdes et encombrantes. Toutefois, cela aurait été utile au groupe canadien nous précédant de quelques jours. En effet, leurs tentes se sont envolées au moment du montage ce même lundi, les laissant démunis. Ils durent camper dans les "refuges" du parc national pour le reste de la traversée.


  1. mardi 16 avril : tant de subjectivité m'écoeure. Il est vrai que nous n'étions pas très rassurés pour suivre notre héros dont le passage fissurait la glace et laissait apparaitre de l'eau libre.

Une fois l'appréhension passée, les choses se passèrent bien, une couche de glace inférieure et plus importante nous portant.

Mais les nombreuses chutes qui suivirent dans la journée sur la glace vive n'on rien à voir.

En effet, difficile de garder l'équilibre sur de la glace vive avec des Sorel (bottes fourrées aux semelles en plastique). Des crampons existent pour ce genre de bottes, mais GNGL n'a pas cru bon de nous en doter...

Pourtant, le nombre de chutes et le risque de fracture étaient élevés !


  1. samedi 20 avril: dernière errance de l'organisation GNGL, nous arrivons samedi matin tôt à Pangnirtung mais rien n'est prévu pour le logement. Il est possible de loger chez l'habitant. Mais ils sont tous partis à la pêche. Nous errons toute la journée dans le village. A 18h, Judas rentre, il sera un hôte remarquable et nous fera partager du caribou.



Morale de l’histoire : EVITER GRAND NORD GRAND LARGE