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Mes Expéditions Polaires

 Spitzberg - 2001
 Nunavut / Terre de Baffin - 2002
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Mes Expéditions d’Altitude

 Kilimanjaro - 2003
 Mc Kinley - 2003
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En Pratique
 le froid
 l’altitude
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Cette rubrique est une réflexion sur le dépassement de soi.


Ma définition du dépassement de soi :

mettre en oeuvre des forces mentales permettant de surmonter ses propres limites, d'origines physiques, culturelles ou éducationnelles.


Le dépassement de soi est une compétition dans laquelle le seul adversaire à affronter est soi-même, ses propres limites. Le succès dans cette compétition n'engendre pas de vaincu et ne se fait donc pas au détriment d'autrui. Au contraire, les tiers contribuent souvent à dépasser ses limites. 


Ainsi, le dépassement de soi est une valeur qui devrait être enseignée, car c'est un vecteur d'amélioration et de progression pour l'individu, d'évolution pour la société.


Inutile d'être dans des conditions extrêmes, en milieu polaire ou en haute-montagne, pour se confronter à ses limites :

nos activités quotidiennes et banales sont toutes des occasions idéales. Seulement, nous nous fixons souvent nos propres limites de manière arbitraire et sommes tellement convaincus de notre incapacité à aller au-delà que nous n'essayons même pas, pire, ne l'imaginons même pas.... Les expressions 'C'est la vie' ou 'c'est comme cà' en sont de parfaites illustrations.


L'habitude et la 'conscience collective' sont les deux premières explications de nos limites. Deux exemples issus des expé pour l’illustrent :


  1. l'habitude du confort. Habitués à tout à avoir à porter de main dans notre société, considérant l'eau chaude, le chauffage et la lumière comme des acquis, il est certain qu'une situation dans laquelle tout ce confort serait perdu fait peur et est souvent considérée comme hors de portée. Seulement, chacun, vraiment chacun, est capable de vivre sans ce confort. Nos grands-parents ou arrière grand-parents le faisaient tout naturellement. Alors ? Il 'suffit juste' de se faire violence pour franchir mentalement le cap, se dire qu'on en est capable et ... oh surprise, c'est possible. Certes, c'est dans un premier temps bien moins agréable, mais au fil du temps cela devient une ... habitude


  1. la 'conscience collective' dicte que c'est impossible ou réservé à une élite : Il est collectivement admis que gravir un sommet de plus de 6200m dans des conditions arctiques est réservé à une minorité. C'est vrai. C'est réservé à une minorité. Mais seulement parce qu'une minorité s'est préparé et a tenté l'aventure. Je suis persuadé que la majorité de la population, préparée, entrainée et motivée par un tel projet serait tout autant capable d'accomplir un tel projet. Il 'suffit juste' de commencer par casser ces barrières et se dire que cela est possible.


Des milliers d'exemples se cachent dans nos vies quotidiennes : le confort d'une activité salariée contraint bon nombre d'entre nous à ne pas devenir entrepreneur; il est collectivement admis qu'un travail rémunérateur nécessitant de passer 8 à 10h par jour dans un bureau d'une tour de la défense est une activité des plus enviables. La conscience collective ne serait-elle pas dans l'erreur ? Seuls quelques individus quittent ce genre de situation pour se mettre au vert. S'agit-il de marginaux ?


Il s'agit en tout cas de personnes qui ont franchi des limites imposés par la société. Comment ?


En ayant le courage de s'y confronter, en se faisant mentalement violence pour aller au-delà.